A propos

Organisation d’Emmaüs

Accueil

Les Communautés Emmaüs sont ouvertes à tous ceux qui sont prêts à vivre, travailler, partager leur vie avec et pour les autres. Chaque communautaire prend une part active au travail de la Communauté dans la mesure de ses moyens: le service d’entretien de la maison, la cuisine, la lessive ou le travail de récupération qui assure la base des revenus.
Toute introduction d’alcool ou de drogue est prohibée.

Communauté d’Emmaüs Femmes

La Communauté d’Emmaüs offre aux femmes un lieu d’hébergement et de calme. Elle accueille, sous réserve de places disponibles, les femmes en situation de précarité avec ou sans statut légal. Un entretien à l’entrée permettra d’évaluer leur capacité de vivre en communauté. Le séjour est limité à une période maximale de 6 mois.

La Halte d’Emmaüs Femmes peut recevoir 10 femmes en chambre individuelle, l’hébergement et les repas sont offerts.

Chaque femme s’engage à participer à la vie de la communauté d’Emmaüs en travaillant dans les différents  ateliers. Ces activités permettent la réinsertion par le travail. Des entretiens réguliers pendant le séjour permettront de mettre en place les projets individuels.

Structure

Les Communautés sont l’élément essentiel du « Mouvement Emmaüs » fondé par l’Abbé Pierre.

Toutes les Communautés de Suisse romande et du Tessin sont gérées par un comité local et peuvent accueillir de 8 à 25 compagnons. Elles se regroupent dans l’Association Romande des Communautés d’Emmaüs (ARCE) qui a son siège à Carouge-Genève. ARCE fait parti aussi d’ « Emmaüs International », dénombre environ 320 Mouvements Emmaüs dans plus de 35 pays. Dans d’autres pays, il existe aussi des Communautés de femmes et même des Communautés mixte avec familles.

Bien que l’Abbé Pierre soit un religieux, les Communautés n’ont aucun caractère confessionnel. Tous y sont accueillis sans distinction de race ni de religion.

Ramassage

Rammassage quotidien d’objets et de matériel: meubles en bon état, livres, habits, vaisselle, bibelots, outils, machines à coudre et à écrire, vélos, motos, skis, pendules, vases, TV, computers, radios, etc. Parfois débarras d’appartements ou de locaux entiers.

Récupération

Tout le matériel est trié: les métaux, les chiffons, le papier, le verre, le bois, etc. Une grande partie de ce matériel est destinée au recyclage. Une autre partie est détruite parce qu’inutilisable. Les Armoires frigorifiques et les congélateurs, les sommiers ou matelas à détruire, les voitures et appareils de télévision, les computers ou objets destinés à l’élimination sont soumis aux taxes de destruction selon les normes écologiques.

Vente

Çe qui est revendable est vendu dans les magasins des Communautés.
Les magasins de vente sont ouvert à tous. Il permet au Communautés de subsister tout en procurant à la clientèle une marchandise à bon prix.

Revenu

Le produit de la vente permet de subvenir aux frais de nourriture, transport, assurances, salaires du personnel, amortissement et intérêts des dettes, entretien des bâtiments, etc.
La Communauté assume toutes les dépenses nécessitées par l’entretien des Compagnons, y compris les soins médicaux. Elle leur octroie l’argent de poche affecté à leurs dépenses personnelles. Chacun d’eux a droit à un pécule.
Les bénéfices réalisés servent à améliorer les conditions d’habitation, de travail, à créer des nouvelles Communautés et servant à des aides ponctuelles. La Communauté d’Etagnières a été crée avec l’aide de celle de Carouge-Genève, celle de Sion par les Communautés de Genève et d’Etagnières et les trois ensemble ont permis de construire les Communautés de Rivera en Tessin, de Fribourg et de La Chaux-de-Fonds.

Service

Le travail des Compagnons est le moteur de l’action des Communautés. Il leur procure une autonomie et les aide à retrouver un équilibre social.

Aide

Des actions de soutien sur le plan local ou à l’étranger, en particulier là où se créent des « Mouvements Emmaüs », sont régulièrement entreprises.
Le matériel récupéré peut également servir aux dépannage de personnes à l’extérieur quand le besoin s’en fait sentir.


Naissance du mouvement

Un jour à Neuilly-Plaisance, ou l’abbé Pierre résidait en 1949 et où il accueillait des jeunes pour les vacances, un jeune arrive affolé:

– Père, il faut que vous veniez, c’est affreux! un homme a voulu se tuer, il n’est pas mort, venez vite!…

Georges veut mourir. Il a quarante ans, il en paraît soixante. Il est désespéré…

– Oui, je veux mourir, tu comprends ça, toi le prêtre? Vouloir mourir! Parce qu’il n’y a plus rien!…
– Tu es malheureux et je ne peux rien te donner. Je n’ai que des dettes. Je suis député, mais l’argent est dépensé avant qu’il n’arrive… Moi je ne peux rien te donner; mais toi, au fond, tu es libre, puisque tu veux te tuer. Avant de le faire, accepte de me donner un coup de main pour aider les autres… A deux on pourra en sortir quelques-uns de l’enfer.

Pour Georges, tout bascule parce qu’il n’est plus seul.
L’aventure d’Emmaüs naît à l’instant même ou Georges décide brusquement de vivre pour lui et pour les autres.


Emmaüs en Suisse

hiver
En Suisse, lors des grands froids de février 1956, certaines personnes se rencontrèrent afin de lutter ensemble contre la pénurie de moyens de chauffage dont souffraient de très nombreuses familles et des isolés, avec comme devise : «Sers en premier le plus souffrant», leur objectif étant le combat contre la misère sous toutes ses formes et l’éveil des consciences.
C’est ainsi que Genève vit naître, en 1957, une communauté de chiffonniers d’Emmaüs à l’image des communautés fondées par l’Abbé Pierre en France.
En 1975, à la suite de la création d’une communauté de chiffonniers d’Emmaüs à Etagnières près de Lausanne (1973), la décision fût prise de fonder avec celle de Genève une «Association romande des Communautés Emmaüs» (ARCE), à laquelle vinrent se joindre dès 1978, quatre autres communautés.