Invitation

Vous êtes cordialement invité/ée à l’inauguration officielle de la nouvelle Centrale solaire photovoltaïque installée sur notre magasin sis au Rondeau de Carouge
qui aura lieu le jeudi 28 avril 2016 de 17h30 à 19h00 environ, sur notre site, route de Drize 5, en présence de plusieurs personnalités, notamment du Conseiller d’Etat Monsieur Antonio Hodgers et de la Maire de Carouge Madame Stéphanie Lammar. Nous vous remercions de confirmer votre participation par courriel à maryse.espinosa@emmaus-ge.ch

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Stagiaires

stagesDepuis quelques années nous sommes en relation avec l’Hospice Général qui place dans notre Communauté quelques personnes en fin de droit, qui possèdent un permis de résident. Actuellement nous accueillons 16 hommes et femmes qui collaborent à raison de 20 heures par semaine pendant une année. Les buts recherchés sont:

  • –  Permettre au bénéficiaire de sortir de son isolement, de recréer un réseau social, d’avoir du plaisir à exercer une activité et de se sentir utile au sein d’un groupe.
    –  Permettre au bénéficiaire de retrouver des habitudes de travail, de mettre à jour ou d’acquérir des compétences personnelles, de réactiver son curriculum vitae, de découvrir un nouveau domaine d’activité ou de présenter des références récentes.
    –  Permettre à l’Assistante Sociale d’avoir une meilleure connaissance de son bénéficiaire dans un cadre professionnel.
    –  Permettre aux lieux d’accueil de renforcer les équipes en place, de créer des activités complémentaires ou de développer des projets à caractère extraordinaire.

59 ans déjà…

Aujourd’hui il y a 59 ans exactement Tino Deshusses secondé par Georges Chevieux inauguraient ce qui allait devenir la communauté d’Emmaüs Genève à la Queue d’Arve, c’est ainsi que dans de modestes bâtiments, grâce à la poigne de quelques uns Emmaüs a su croître aux premières lueurs du printemps. Signalons en passant que nos deux précurseurs ont œuvrés ensemble jusqu’en 2011. Prés de 60 ans après son ouverture le combat dure toujours et nous tenions à vous remercier en ce jour de fête pour le soutien indéfectible dont vous faites preuve!

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Arrivage en tout genre, suite!!!

Ne pas manquer une nouvelle série d’objets rares en tout genre; une grosse cylindrée Kawasaki pour les sportifs, un important lot de trains Märklin et une série de Bécassine et autres « Semaine de Suzette » en éditions originales pour les petits (et les plus grands!)

 
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Alain Morisod, ma rencontre avec l’abbé Pierre

morisodJe conserve un souvenir ému de ma première rencontre avec l’Abbé Pierre. Et je dois ce moment aussi inattendu qu’inoubliable à mon ami Jean-François Duchosal.

Faut que j’vous raconte! Participant en 1999 à l’émission «Zig Zag Café» de mon ami Jean-Philippe Rapp, ce dernier m’avait demandé, en conclusion, quel était le personnage du XXe siècle qui m’avait le plus touché. Je lui répondis sans ambages que c’était l’Abbé Pierre, dont l’inoubliable appel radiophonique de 1954 arrive, aujourd’hui encore, à m’émouvoir au plus profond de mes tripes. Fin de l’émission…

Quelques mois se passent et un matin à mon bureau, situé en face du Jet d’Eau, je reçois un appel. «Salut, c’est Jean-François… dis-moi, c’est vrai que tu aimes bien l’Abbé Pierre?»

Je lui en remets bien sûr une couche lorsque soudain il m’interrompt «mais ça tombe bien! L’Abbé t’attend à côté à l’Amiral pour boire un café!» Je n’en crois pas mes oreilles…, incrédule mais plein d’espoir, je me précipite à l’Amiral. Effectivement, installé à une petite table de bistrot, «il» m’attend! L’Abbé Pierre… le vrai… béret sur le côté et pèlerine sur les épaules!

Ce premier instant passé je m’assieds en face de lui… la voix est douce, à peine audible… mais il est là! En face de moi… au fil des minutes la voix devient plus audible et on se parle. Je ne me souviens pas de tout ce qu’on s’est raconté durant cette demi-heure de sérénité. Mais jamais je n’oublierai son regard, ni la bonté et l’amour de l’autre que j’y ai décelé. Un grand moment de ma vie.

Plus tard je l’ai revu à deux reprises et notamment sur le plateau des Coups de Cœur où, comme il me l’avait promis, il me fit l’amitié d’une visite qui surprit et bouleversa tout le monde. Comme me le confia Jean-Marc Richard (et pour une fois c’était vrai!) «un tout grand moment d’émotion ! »

Je repense souvent à lui et d’une certaine manière il accompagne ma vie au travers de ses petites phrases qui me font du bien et souvent m’aident. Notamment celle-ci:

«Puisqu’on ne peut changer le cours du vent, il faut sans cesse apprendre à réorienter les voiles».

Message reçu… merci l’Abbé.

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Skis à gogo

Ski nordique, ski de fond, ski de randonnée, snowboard, chaussures en tout genres toutes tailles confondues, profitez de notre choix de matériel de ski à prix réduit afin de profiter de cette belle fin de saison. Il a neigé toute la semaine, le week-end s’annonce radieux, à vos lattes!!!

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JULES 4|4

1Suite et fin de notre feuilleton du mois de février, l’on apprend entre autres anecdotes que notre conteur-héros Jules, considère désormais Emmaüs comme la «Cour des Miracles» moderne, à lire absolument! 

 

Evolutions

Quand je suis arrivé à Emmaüs la moyenne d’âge des communautaires était de 45 ans, ils savaient travailler, ils avaient tous un travail. Maintenant avec le chômage, pour les camarades qui viennent, la moyenne d’âge est de 20 ans, il y en a qui n’ont jamais rien fait. Les 3/4 des camarades qui venaient, savaient tous travailler, mais maintenant il faut qu’on devienne professeur, il faut leur expliquer comment faire ceci, comment faire cela. Il faut leur donner le sens des responsabilités.

Quand je suis arrivé à Emmaüs, nous les pauvres types, on a fait le travail que la société n’a pas su faire, parce que l’Abbé Pierre nous a donné quelque chose que personne nous a donné ailleurs, d’être au service des autres. Nous, les tout petits, on était capable de construire des logements, que les biens nantis n’ont pas su faire, alors moi, ça m’a enthousiasmé, moi l’oublié. On a pu faire des logements sans être connus, avec les surplus des décharges les boîtes de conserve complètes parfois ; alors que ceux qui avaient des responsabilités au Gouvernement ont été incapables de le faire.

Et maintenant, les communautaires, ils ne sont pas aussi motivés que moi. J’ai eu cette chance extraordinaire, on logeait sous des tentes, j’étais pas payé, on nous payait 5 francs la semaine, les ¾ du temps on l’oubliait. On nous donnait des paquets de tabac, mais on ne nous donnait pas de feuilles. Quand on nous donnait des feuilles, on n’avait plus de tabac. Dans le temps je disais : « Celui qui n’aura pas de pipe, aura du tabac et celui qui aura du tabac, n’aura pas de pipe ! ».

Maintenant les camarades qui viennent à la communauté ils trouvent la table mise, le buffet. S’ils participent à la construction, ils commencent à aimer leur communauté, c’est plus pareil.

Continuer … et inventer

Mon avis, à moi, il faut continuer Emmaüs. Emmaüs est fait pour accueillir les camarades ; il faut continuer à faire les communautés mais d’une autre manière. Parce que le camarade qui vient à la communauté, maintenant, il a 20 ans. Moi, mon avenir est derrière moi, j’ai bientôt 70 ans ; mais quand il y a un camarade qui a 20 ans, qui n’a jamais travaillé : toute sa vie dans une communauté, ce n’est pas possible. Il faut qu’il se marie. C’est normal qu’il se marie, qu’il ait des enfants.

Il faut inventer, faire marcher nos matières grises, pour pouvoir faire quelque chose. Alors, je crois qu’il faut continuer, mais continuer d’une autre façon, créer de l’artisinat. Ou faire ceci : on ramasse des tonnes et des tonnes de papier, en ce moment, pourquoi on ne ferait pas des usines Emmaüs, pour donner du travail à ces gens-là, pour leur donner les moyens de vivre, que ça leur serve de marche-pied ?

Moi je dis qu’Emmaüs, c’est un peu la « cour des miracles » moderne. Dans le temps, il y avait les gueux.

Heureux d’être resté

Ce qu’il y a de bien à Emmaüs, c’est qu’on ne travaille pas tout seul : si on travaille tout seul, on se casse la gueule. Moi, je suis d’accord qu’il y ait des comités d’amis pour travailler ensemble ; on les prend comme ils sont, dans les comités ils ne sont pas toujours marrants, mais quand même il faut bien qu’on s’adapte, qu’on arrive à s’entendre, et souvent on s’entend bien, et à travailler pour les autres.

Tout seuls, nous les chiffonniers, on ne peut rien faire, mais aidés par les autres, par les comités d’amis, on fait des choses fantastiques.

Je suis d’accord avec vous, parce que pour faire des communautés ce n’était pas facile, il faut trouver des responsables, il faut faire confiance aux hommes, il n’y a que comme cela qu’on peut réussir. Si on ne fait pas confiance aux communautaires, on ne fait rien C’est la confiance réciproque. Et s’il n’y a pas la confiance réciproque avec les amis, on ne fait rien. Mais s’il y a la confiance réciproque, on fait des choses extraordinaires.

A un moment donné je voulais partir, j’ai réfléchi : « Si je pars, je vais être un anonyme. Tandis qu’à Emmaüs, je suis toujours un anonyme, mais je suis toujours au service des autres ». J’ai crée des communautés, c’était mon souci, car arrivé à Emmaüs, je pensais à rien, je pensais à moi, mais depuis 35 ans je suis heureux d’être resté à Emmaüs, de pouvoir continuer à fonder de nouvelles communautés, mais aussi, je dis ça aux responsables : il faut pas qu’ils pensent seulement à eux, il faut qu’ils pensent aussi aux autres, de recevoir, de former des hommes pour qu’Emmaüs demain puisse continuer.